Pour lancer la saison 2010/2011 sur Footballwrite.com, Olivier De Los Bueis, journaliste sportif du site Football365 et envoyé en Afrique du Sud pour couvrir la Coupe du Monde en juin-juillet dernier, a bien voulu répondre à quelques unes de mes questions portant essentiellement sur l’évènement qu’il a eu la chance de vivre sur place. Première partie :
Footballwrite.com : « Bonjour Olivier et merci de m’accorder cette interview. En première partie, j’aimerais revenir sur ta coupe du monde. Peux tu nous expliquer en quelques mots comment cela se passait ? Où séjournais tu? Y avait-il d’autres journalistes à tes cotés ? Si tu devais nous donner une journée type d’Olivier en Afrique du Sud … »
Olivier De Los Bueis : » Nous étions basés à Knysna, avec deux Journalistes Reporters d’Images et un photographe. Nous étions logés dans une maison d’hôte sur les hauteurs de la ville. La plupart de la délégation française séjournait dans le coin. La journée type démarrait par un réveil matinal, prise d’information. On décidait du planning en essayant d’équilibrer entre actualité sportive et ancrage de nos reportages dans l’aspect local. Suivaient les points presse et les entraînements. La base, c’est d’être en permanence collé à l’équipe de France quand elle sortait de son hôtel. Et la base du boulot, c’est de savoir que tout le planning mis en place va voler en éclat chaque jour suivant l’actu. Donc en gros, nous étions sur le pont de 8h00 à minuit quand nous étions à Knysna, à minuit, j’envoyais le papier du lendemain. Les jours de match et les veilles de rencontre, il fallait ajouter le déplacement et attendre les conférences de presse, visiter les villes, prendre le pouls de la cité. Les nuits étaient courtes à Knysna, très très courtes au Cap, à Polokwane et à Bloemfontein… Mais on s’y attendait. «
FW.com : « Peux tu nous décrire un peu l’ambiance qu’il pouvait y avoir dans les rues en Afrique du Sud…«
ODLB : » En Afrique du Sud il n’y avait pas vraiment l’ambiance d’un Mondial qu’on peut connaître dans un pays de football. Mais c’était sympa. Personnellement, je me suis rarement senti en insécurité, sauf à Bloemfontein où nous avions eu droit à un hôtel dans un quartier sécurisé par l’armée… Après, les Sud-Africains soutenaient leur équipe, chantaient, dansaient, mais on croisait trop peu de supporters des autres pays, exceptés au Cap. Mais pour moi, Le Cap n’a rien à voir avec le reste de l’Afrique du Sud. Le Cap c’est l’Amérique du Nord ou l’Europe de l’Ouest délocalisée en Afrique. »
FW.com : » Avais-tu déjà eu l’occasion de visiter l’Afrique du Sud auparavant, te permettant de comparer le pays « avec » et « sans » Coupe du Monde ? «
ODLB : » Non, je découvrais l’Afrique du Sud, même si je m’étais bien documenté avant sur son histoire et sa sociologie. Mais sur place tu mets des visages et des couleurs sur des mots imprimés. Après, il y a « plusieurs » Afrique du Sud, mais je m’y attendais. Et pas seulement une Afrique du Sud blanche et une Afrique du Sud Noire. Tout est bien plus compliqués : les clivages qui existent et perdurent ne sont pas seulement raciaux mais aussi tribaux, économiques, religieux et sociaux. «
FW.com : » Tu as aussi couvert sur place l’Euro 2008. Si tu devais comparer les deux événements, quel(s) point(s) mettrais tu en avant ? »
On peut comparer l’isolement des Bleus dans les deux cas. Après, la Suisse n’était pas un pays de football réputé, mais il y avait pas mal de supporters étrangers. C’était plus festif, même si ça n’avait rien à voir avec l’Allemagne 2006, qui reste pour moi la meilleure compétition que j’ai couverte en terme d’ambiance. Là-bas, en plus il faisait chaud et beau et tous les supporters et supportrices se mélangeaient dans les rues. C’était vraiment extraordinaire : et je dis ça alors que les Bleus étaient basés dans l’un des coins le moins funky d’Allemagne, une ville qui accueille des retraités en cure…
FW.com : « Finalement, le Vuvuzela, t’as testé ? »
ODLB : » Le Vuvuzela, j’ai testé : obligé, ils en jouaient tout le temps là-bas. C’est affreux, mais j’étais contre leur interdiction. J’en ai même ramené mais le bruit est vraiment trop … horrible. Surtout, quel dommage qu’on ait couvert les chants sud-africains dans les stades avec ça… »
Crédits photos : lefigaro.fr
Pour retrouver Olivier sur Twitter, c’est par <a href=là
À très vite pour la suite de cet entretien…








