En consultant le chrono football de l’équipe.fr, je suis tombée sur une news concernant Oliver Kahn ! Quand un mauvais caractère sort de sa tanière, c’est, bien évidemment, pour critiquer ! Mr Kahn, s’est donc exprimé au sujet des choix de l’entraîneur actuel du Bayern, Louis Van Gaal. Je cite : » «Il manque une hiérarchie au Bayern depuis deux ans. Il n’est pas possible que tous les joueurs soient sur un pied d’égalité. Une équipe doit être clairement structurée et cette hiérarchie doit être instaurée par l’entraîneur» . Alors, pour rafraîchir la mémoire de certains, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle rubrique sur ce blog : » Il refait parler de lui » . Quand un joueur retraité remontera à la surface, je vous proposerai une biographie tirée de plusieurs sources que j’essayerai dans la mesure du possible de vérifier. Le premier sujet parle donc d’Oliver Kahn, le gardien allemand le plus connu en France… après Schumacher bien sûr !
1 mètre 88 , 90 kilos , un profil tout à fait passable pour tenir comme il se doit l’ordre dans une cage. Né à Karlsruhe ( club dont il restera le fidèle portier pendant 7 saisons ) , Oliver Kahn a débuté le football a 6 ans, comme… joueur de champ. Heuresement pour les adversaires, il a rapidement changé de poste, pour devenir gardien ( souvent coléreux, ses tacles auraient pu casser pas mal de jambes ! ) . La saison 1986/87 est synonyme des vrais débuts pour Kahn, qui dispute deux matchs avec l’équipe première de Karlsruhe. S’en suivent ensuite six années où le portier Allemand deviendra peu à peu titulaire dans cette équipe de deuxième division. A 25 ans, alors que son talent ne fait pas de doute, Kahn décide de rejoindre le Bayern Munich, où une place directement acquise de titulaire l’attend. Petit à petit, il acquiert une grande confiance des supporters Bavarois, notamment en stoppant 3 tirs au but en Finale de Ligue des Champions ( 2001 ) . Malgré tout, en parallèle de tenir avec brio les cages du club Allemand, Kahn devient l’homme caractériel de cette équipe. Ses quelques déclarations, toutes aussi tranchantes les unes que les autres, en auront souvent fait sourir plus d’un. Que ça soit en tant que joueur : » « Les nouvelles recrues doivent encore s’habituer au niveau de performance requis au Bayern : cela ne sert à rien de bien commencer, tu dois évoluer au plus haut niveau durant toute la saison. […] Un ou deux parmi ces nouveaux doivent encore comprendre qu’ici, deux ou trois matchs ne suffisent pas. Le Bayern, ce n’est pas Marseille… » , ou un peu plus tard, en tant que retraité : » « Ribéry n’est pas sans danger pour le club. Un joueur qui joue constamment avec l’idée de partir pour le Real Madrid, le Barça ou ailleurs, suscite toujours de la nervosité. Il faut considérer cette question avec attention, sinon un joueur devient plus un problème qu’une solution pour un club »… Heureusement qu’entres ces deux déclarations de King Kahn, Frank Ribéry avait réussi à détendre l’atmosphère en ajoutant à cela un seau d’eau… Ah, si Ribéry n’était pas venu piquer la place de Chouchou de Kahn aux yeux du public Bavarois, toutes ces phrases lancées à la presse n’auraient peut être jamais existé !

"Toi là, tu bosses, et après on voit !"
Fini les déclarations fracassantes, place au jeu. Joueur emblématique du Bayern pendant 14 saisons, Mister Oliver a un bon petit palmarès. 8 fois champion d’Allemagne, 6 fois vainqueur de la coupe ainsi qu’une ligue des champions et un championnat d’Europe dans la poche ( petites C3, Coupe de La Ligue et autres traînent aussi par là ) … Malgré tout, Kahn n’a jamais été sacré champion du monde, et bel et bien là, le seul regret qu’il puisse avoir dans toute sa carrière.
Appelé pour la première fois en 1993, Kahn ne jouera son premier match avec son équipe nationale qu’en 1995 ( victoire de l’Allemagne sur la Serbie 2-1 ). Remplacant lors du sacre des Bleus, Kahn devient le portier titulaire de la Manschaft après la coupe du Monde 1998. La Corée du Sud et le Japon, voilà des destinations appréciées par Kahn, enfin, pas complètement non plus. 월드컵 ( Une Coupe du Monde en coréen ) parfaitement maîtrisée jusqu’à la finale contre le Brésil, et cette mauvaise prise de balle qui amena le premier but brésilien. Il doit encore s’en vouloir le pauvre Kahn de ce foutu ballon que ses gants n’étaient pas parvenus à attraper correctement ! Malgré tout, Oliver attrapera bien au vol de cette Coupe du Monde, le Ballon d’Or Adidas ( peut être moins prestigieux que FranceFootball, mais tout de même un ballon d’or… ) . Les matchs en sélection se suivent et se ressemblent pour Kahn au fil des années, mais un autre gardien allemand commence à se faire connaître. Jens Lehmann, à l’époque portier d’Arsenal. C’est en 2006, au moment de choisir le gardien numéro 1 pour la Coupe du Monde, que les premières questions quant à la suprématie de Kahn se mettent à fuser. Elles fuseront d’ailleurs trop, et Kahn tombera de haut quand il apprendra la décision du séléctionneur, Jurgen Klinsmann. Sur le banc, il disputera tout de même, un match d’honneur, la petite finale contre le Portugal, remportée 3-1 par l’Allemagne.

T'étais obligé de rentrer espère de petit ***??
Après avoir fait vibrer pendant plus de 10 ans les supporters Bavarois et Allemands, Kahn met fin à sa carrière à l’issue de la saison 2007-2008, après un dernier titre avec le Bayern. Mais, ne vous fiez pas aux apparences, King Kahn n’est peut être plus sur les terrains, mais lorsqu’il s’agit de critiquer, Herr ist immer da !
Footballwrite


