Que s’est il donc passé au sein de l’Olympique de Marseille? C’est LA question qu’on me pose en ce moment. Bien que tout soit encore un peu flou, il y a certains détails qui ne passent pas dans les oreilles d’un sourd, et dont je compte bien vous faire part…
Tout commence lorsque Gerets annonce qu’il n’opérera plus à la Commanderie la saison prochaine. Un tout petit « hic » résonne alors dans les bouches Olympiennes… Personne ne comprend pourquoi les dirigeants n’ont pas tout fait pour le garder, lui, l’entraîneur qui en deux saisons termina 3è et 2è. Gerets, c’est un peu comme Blanc, l’homme qui a fait revivre le championnat de France et qui a permis en outre à Bordeaux de mettre fin à l’invincibilité des Lyonnais. Adorés de tous, il recevait même en 2009 lors de la remise des trophées UNFP le prix du meilleur entraîneur de la saison. C’était donc l’incompréhension à Marseille lorsque les supporters ont appris la nouvelle. On ne sait toujours pas à qui revient la bêtise de ne pas avoir prolongé Gerets. L’intéressé dit n’avoir jamais reçu de contrat de prolongation, tandis que Diouf expliquait que Gerets aurait pu être prolongé s’il avait attendu un peu, peut être jusqu’à la fin du Championnat. Mais le Belge a trouvé le temps long, et décida alors de faire ses valises. Finalement, ce départ finissait par passer dans les gorges avec la nomination à ce poste de Didier Deschamps, ancien grand joueur de l’antre du Vélodrome. L’affaire Gerets était donc finie, celle de Diouf allait commencer. Il y a un homme qui a peut être fait tout fait basculer, c’est Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance. Un conflit avait éclaté entre le président et Labrune depuis quelques mois, et ce dernier avait demandé à Robert Louis Dreyfus, le principal actionnaire du club, « d’arbitrer le cas Pape Diouf, dû à ses absences répétées au conseil de surveillance ». Le propriétaire a donc tranché, et après 5 ans de vie commune, le seul Pape qu’est connu la Cannebière est virer. C’est le coup de massue pour les tifosi français. Comment est-il possible de limoger un président avec qui l’OM a toujours figuré dans les 5 premières places en Ligue1? Avec qui les Olympiens vont pour la troisième fois consécutive en Ligue Des Champions? Qui a su étouffer l’affaire Gerets en nommant le plus vite possible Deschamps… ? A bord du bateau OM qui commence à sombrer, les fidèles du stade sont de plus en plus mécontents… Puis, Dassier fait son apparition comme probable successeur de Diouf. L’homme d’affaire de TF1 aurait donc été contacté pour prendre en charge Marseille. Derrière cette rumeur trône encore un côté publicitaire pour l’OM. Mais bon, passons, Dassier est donc le nouveau président, mais il souhaite emmener avec lui un personnage qu’au Vélodrome on connaît très bien. Bernès. Si ce nom devait être une date, ce serait 1993, année ou les Olympiens perdirent leur titre suite à une affaire de corruption dans un match contre Valenciennes. Bernès était alors le bras droit de Tapis. Mais le nouveau président (Dassier) ne fait pas suivre l’affaire ayant bien compris que faire venir Bernès ne serait pas vu d’un très bon œil. Quant à Anigo, le directeur sportif, il décide donc de rester, lui qui avait annoncé qu’il partirait si Diouf s’en allait, et qu’il refuserait de travailler avec Bernès. Deschamps a eu lui aussi son petit quart d’heure de réflexion, il se donna un jour de plus pour être sur qu’il entraînerait bien Niang et ses copains la saison prochaine. Aujourd’hui un nouveau trio est né : Anigo-Deschamps-Dassier. Espérons que comme le précédent (Anigo-Diouf-Marseille), remportera des trophées autre que la coupe Intertoto, et permettra aux Marseillais de, pour la première fois depuis 16 ans, soulever à nouveau l’Hexagonal…


