La Roja championne.
L’Euro 2008 a pris fin hier sous les larmes des allemands et les vivas espagnols. Ca y est, après 44 ans, l’Espagne est à nouveau championne d’Europe. Luis Aragones peut s’envoler vers la Turquie le cœur léger, avec la fierté du devoir accompli.
En fin de compte, on ne pourra lui reprocher qu’un petit manque d’agressivité lors du quart de final contre l’Italie, car autrement, la Roja a été parfaite. Agréable à regarder, variant ses styles de jeu, inébranlable dans sa régularité, elle méritait amplement cette victoire. Sa dernière victime, l’Allemagne, qui n’a rien pu faire pour stopper l’irrésistible ascension de Fernando Torres et ses coéquipiers, quitte l’Euro sur une belle deuxième place argentée. Retour sur la rencontre :
Les 15 premières minutes sont les seules à l’avantage des allemands, ils tentent d’imposer leur rythme, pressent la défense espagnole, et se créent quelques situations intéressantes sur corners, mais sans vraiment réussirent à inquiéter le grand Iker Casillas, auteur lui aussi d’un superbe Euro. La première occasion des protégés d’Aragones arrive vite, très vite. Dès la 14ème minute, Iniesta, mis un peu à l’ écart cette saison par son club, mais qui renaît avec la Seleccion, frappe fort devant le but de Lehmann, et Metzelder détourne…. devant son propre but ! Le portier allemand doit sortir une claquette extraordinaire du bout des doigts pour stopper cette première alerte. Les hostilités sont lancées. L’Espagne progresse en contre, et réussit peu à peu à inverser la tendance et à prendre le dessus sur une équipe allemande complètement à la renverse. La tête de Torres sur le montant gauche de Lehmann à la 22’ ne fait que plonger l’Allemagne dans un profond désarroi. Joachim Low et ses hommes ne maîtrisent plus la situation. 33ème minute : Xavi lance Torres dans la surface de réparation, « El Nino » va trop vite pour Lahm et mystifie Lehmann qui regarde, impuissant, la balle prendre le chemin du petit filet opposé. Ouverture du score logique et magnifique. La Manschaft n’y arrive plus, et sa seule et unique petite occasion de la 1ère période sera celle de son capitaine Ballack, l’homme aux finales perdues, qui réussit une reprise de volée dans la surface, tout de suite stoppée par l’impeccable défenseur Sergio Ramos. Au terme de la première période, des doutes règnent au sein du groupe Allemand. Qui faut-il faire entrer ? Joachim Low fera t-il les bons choix ? Le titre est à ce prix. A la reprise on remarque l’absence de Philip Lahm sorti sur blessure et remplacé par le munichois Jansen, tandis que les 11 acteurs espagnols de la 1ère période restent sur le terrain. Mais la Manschaft n’arrive pas à trouver la faille, et la coupe semble bien partir du coté de Madrid. Low décide alors de faire entrer un 3ème attaquant, Kuranyi, à la place du milieu défensif Hitzlsperger. La tactique sera payante car Ballack sur un centre de Schweinsteiger voit sa frappe partir dans le petit filet et une minute plus tard Kuranyi rate son contrôle face au but. Aragones, qui commence à redouter une éventuelle égalisation allemande, sort Cesc Fabregas pour Xabi Alonso. Le reste du match sera espagnol, une démonstration de haute qualité. Les Allemands auront tout essayé, rien à faire, personne ne pouvait les arrêter.
Lorsque le coup de sifflet final retentit à Vienne, le terrain est envahi de rouge, staff, entraineurs, joueurs, remplaçants, ils viennent juste de devenir : Les champions d’Europe 2008.
Alors, quand notre cher Michel Platini remet la coupe au capitaine Iker Casillas, tout un pays explose de joie. 44 ans après le bonheur est enfin revenu.
Footballwrite vous salue
A bientôt
A.G


Un commentaire
14 septembre 2008 à 18:19
super albertine. J’ai glané pelin d’info que je n’arrivais pas à récupérer sur le site de « l’équipe » ! bises